Malgré leur suppression annoncée, les ZFE font toujours autant débat
Zone à faible émission de particules (ZFE) / à faible émission mobilité (ZFE-m)
Article de Florent Thomas dit Lovatier publié dans la revue "Perspectives"
À peine les zones à faibles émissions (ZFE) supprimées, l’association Respire a attaqué l’État en justice et dénoncé l’inaction face à un scandale sanitaire. La Fédération Française des Motards en Colère a, elle, pointé une approche qui rend l’écologie « antipathique », tout en saluant l’abandon des ZFE.
Une grande première en France. L’association Respire a intenté une action en justice à l’encontre de l’État pour « manquement ». L’objectif affiché est de « contraindre la puissance publique à sortir de l’inaction face au scandale sanitaire de la pollution de l’air en Île-de-France », (région la plus concernée de l’hexagone) avance l’association sur son site internet.
Cette action en justice fait suite à la suppression confirmée en Commission mixte paritaire, vendredi 23 janvier, des zones à faibles émissions. Les ZFE interdisent l’accès aux véhicules anciens et polluants dans les villes. Le directeur général de Respire, Tony Renucci, considère qu’il « est temps de remettre les pendules à l’heure et rappeler à l’État qu’il doit protéger la santé des Français ».
Il s’agit de la première utilisation de cet outil juridique en matière environnementale. Hélène Billery, avocate disposant d’une expertise spécifique en santé publique et en droit de l’environnement, affirme qu’en l’absence de précédent, « les chances de réussite de l’action sont difficiles à estimer ».
La suite : " En savoir plus ? " (en bas de l’article)
Manif. du 27 septembre 2025 à Nantes contre les ZFE : ça emballe !


