"On nous demande d’investir et ce n’est pas rentabilisé" : le contrôle de la vitesse des cyclomoteurs peine à se mettre en place
Contrôle technique
Les ateliers de contrôle technique ont dû s’équiper d’un nouvel outil : le céléromètre. Si l’objectif est de débusquer les deux-roues débridés, peu de cyclomoteurs se présentent en réalité dans les garages.
Depuis le 1er mars, la loi s’est durcie. Les cyclomoteurs doivent maintenant faire vérifier leur vitesse maximale au moment du contrôle technique. Objectif : vérifier que les véhicules motorisés de moins de 50 cm³ ne dépassent pas les 45 km/h autorisés. Concrètement, cette procédure est censée détecter les deux-roues débridés, mais ni les conducteurs ni les garagistes ne semblent vraiment convaincus.
Iliès, 16 ans, survêtement gris, cheveux aux épaules et sacoche noire, a acheté son scooter il y a un an et demi. Un Piaggo Zip de 50 cc, déjà débridé admet-il. Son deux-roues peut aller jusqu’à 70 km/h. Sa chance pour le moment est que son scooter n’a pas encore cinq ans, or le contrôle technique n’est obligatoire qu’au bout de ce délai pour un scooter neuf, puis tous les trois ans. Mais lorsqu’Iliès apprend qu’il devra faire mesurer la vitesse de son véhicule, la réponse fuse : "On ne fera pas le contrôle technique alors. On va trouver une solution."

